Chronique : IZEGRIM – Congress Of The Insane

Congress Of The Insane

  • Pays-Bas / Octobre 2013 / 11 titres / 43:56
  • Label : Listenable Records
  • Genre : thrash/death metal
  • Format : album CD digipack
  • Autres formats disponibles : téléchargement (sites habituels)

Ceux qui pensent que le metal n’est qu’une musique de bourrins, grossière et tapageuse, ne changeront probablement pas d’avis à l’écoute de Congress Of The Insane. Pourtant Izegrim (un loup dans un vieux conte néerlandais) a tout du groupe respectable. Actif depuis 1996, il présente des vocaux féminins depuis plus longtemps qu’Arch Enemy, et sait se défendre sur scène. Voici un quatrième album (sans parler des EP), le second en configuration de quatuor : Marloes Voskuil assure seule la basse et le « chant ». Bon soyons clair la basse n’est pas d’un importance capitale dans la musique d’Izegrim…

Si Code Of Consequences (2011) s’inscrivait dans une tradition death mélodique, le nouvel opus prend des allures de bulldozer. Les solos mélodiques n’ont pas disparu (au contraire), mais pour le reste on est face à un rouleau compresseur thrash/death plutôt efficace. Côté son les bataves envoient du très lourd. La production « moderne » – en réalité un peu datée – ne nous emballe pas des masses, mais le syndrome de la batterie en carton est évité. Saluons donc le caractère ultra-massif de l’ensemble.

On retourne à la fête foraine, la cour des grands t’oublies

Izegrim a semble-t-il souhaité s’orienter vers un certain classicisme. Ainsi le tranchant de certains riffs pourra rappeler Carcass. Le feeling metal est omniprésent. Bart van Ginkel (guitare lead) étale toute la panoplie du parfait metalleux : effet delay (« Deterioration Of Perfection »), hurlements de guitare, breaks dévastateurs, et multiples solos thrash/heavy/néo-classiques. Le problème, c’est que si tu veux jouer sur ce terrain-là, il faut être virtuose et inspiré.

Or malheureusement, quelques solos faiblards (« The Legion ») et autres breaks trop convenus (« Carousel Of Death ») brisent notre enthousiasme. C’est fou comme « Endless Strife » fait pshitt à cause d’un pauvre tapping. Bref, le niveau musical est moyen, tout simplement. N’est pas Michael Amott qui veut… La comparaison avec Arch Enemy est inévitable. La fête foraine bien nase introduisant « Modern Day Freak » nous fait dire que non, Izegrim n’est pas prêt pour la cour des grands.

« Celebratory Gunfire » sort du lot, tout comme « Manifest Of A Megalomaniac » sur lequel la chanteuse thrash Sabina Classen (Holy Moses) est invitée. Lorsqu’un featuring élève le niveau général, ça n’est pas très bon signe. Gageons que la présence au micro de Marloes Voskuil est davantage une originalité qu’un atout : ça peut impressionner, mais c’est tellement stéréotypé! Tant d’efforts pour bien faire… Izegrim attire la sympathie. Mais il ne faut pas s’attendre à décrocher la timbale.

___4/10___

Artwork et textes : L’artwork a été réalisé par Mariano Villalba, graphiste spécialisé dans l’horreur et le fantasy. On préfèrerait une pochette à l’ancienne mais bon ça se défend. Par contre la photo de Marloes avec un fusil automatique c’est juste pas possible (dans le livret de 12 pages). Les paroles expriment une vision sombre et critique du monde.

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