Top 5 : Vidéoclips de black metal

Top 5 vidéoclips black metal (Ascension) Alors qu’il se diversifie, se dilue et s’urbanise de plus en plus (Altar Of Plagues, Deafheaven, Nachtmystium, etc.), F&D décide de célébrer le black metal. A nightmare before Christmas!

Moqué ou adulé, objet de nombreuses controverses, ce genre extrême ne laisse pas indifférent. On s’aperçoit aujourd’hui qu’il est une influence importante pour de nombreux artistes et musiciens. Il y aurait beaucoup à dire sur l’identité black metal, l’histoire du mouvement, etc. Mais aujourd’hui pas de dissertation sur le sujet, simplement une petite plongée dans l’univers des clous, du maquillage corpse paint, des traditions païennes, des croix renversées et des cracheurs de feu. Pour le plaisir. Oui car nous on aime cette musique, cet élan de liberté plutôt punk au départ. Alors voici nos 5 clips préférés… Hum. Je te vois venir là-bas au fond… Non, pas les plus ridicules. Pas les plus dégueus. Les meilleurs. Le résultat est un peu embarrassant car seuls trois groupes sont représentés… Tant pis. On n’a pas trouvé mieux!

#5 IMMORTAL : « The Call Of The Wintermoon », extrait de l’album Diabolical Fullmoon Mysticism (1992). Pour jouer cette musique en 1992, il fallait être complètement fou. Faire un clip pareil à l’époque, il fallait vivre dans un monde parallèle. C’était alors probablement le cas du trio norvégien, qui a naïvement accepté qu’une chaîne de télé réalise ce clip, sans penser à l’utilisation qui allait en être faite… Le public a finalement rendu justice à cette vidéo. Tournée à l’arrache en deux heures, ne couvrant que la moitié du morceau, cent fois copiée ou parodiée, elle n’en reste pas moins légendaire. On osera même dire géniale. Le meilleur moment : la choré (?) à 2:44.

#4 SATYRICON : « The Pentagram Burns », extrait de l’album Now, Diabolical (2006). Autre groupe essentiel de la scène norvégienne, Satyricon s’engage en 2006 dans une voie nouvelle. Alors que le black metal vire au grand-guignol et à la surenchère symphonique, le duo Satyr-Frost se lance dans un black metal plus rock, sobre et abordable. Sans pour autant trahir le genre. Ce n’est pas l’avis de certains fans de « true » black metal n’adhérant pas à l’évolution du groupe. Très bien réalisé, le clip ci-dessous ravira notamment les amateurs de batterie! Et quel morceau, par tous les diables! Le meilleur moment : clin d’oeil à 2:24 au clip que tu trouveras en #2. Cette fois elles sont plusieurs. Mais elles ont gardé le haut.

#3 MARDUK : « Souls For Belial », extrait de l’album Serpent Sermon (2012). Marduk fait partie de la mythologie black metal. Les suédois auraient même fricoté avec l’Inner Circle norvégien, le clan semi-terroriste qui a fait découvrir le genre – pour le meilleur et pour le pire (il s’est passé deux-trois trucs graves quand même). Pas des rigolos les mecs. Leur créneau, c’est la brutalité, une ultra-rapidité conjuguée à des ambiances malsaines. Pas mal de provoc’ aussi, comme si cela ne suffisait pas. Ce clip n’a aucune originalité mais fonctionne très bien sur ce titre efficace. Une digne offrande au démon Bélial, en quelque sorte. Le meilleur moment : la plus belle convulsion de Mortuus (chant) à 2:24.

#2 SATYRICON : « Mother North », extrait de l’album Nemesis Divina (1996). L’hymne et le symbole du groupe, un classique pour tout fan. La pierre angulaire d’un genre? Un clip parfaitement hideux, expression d’un total dévouement, animé par une conviction indéfectible (Satyr est vraiment à bloc), un amour de la nature et de la culture païenne… C’est peut-être ça le black metal : affirmer des contre-valeurs dans l’excès, l’outrance. Et dire que ce morceau a été joué en septembre 2013 à l’Opéra d’Oslo! Le meilleur moment : à 5:40 débute la danse olé olé d’une jeune blonde sacrifiée pour l’occasion. La transgression par le mauvais goût c’est comme le reste : t’aimes ou tu détestes.

#1 IMMORTAL : « Blashyrkh (Mighty Ravendark) », extrait de l’album Battles In The North (1995). Les gars d’Immortal aiment tellement leur « Nord » qu’ils vont tourner des clips à moitié dévêtus par -15°C. Une œuvre possédée, ridicule pour certains et culte pour beaucoup. Un titre formidablement épique, mis en scène de façon théâtrale par le duo Abbath-Demonaz. Les natifs de Bergen ont conservé un côté fantasy (Blashyrkh est un royaume imaginaire) qui a aujourd’hui un peu disparu du black metal. Par définition froide et brutale, on a tendance à oublier que cette musique n’est pas obligatoirement sérieuse et intello. Le meilleur moment : la folle cavalcade à 3:59. Que dire… On ne s’en lassera jamais.

Mentions honorables : « Carving The Giant » de Gorgoroth (éloigne tes enfants), et « Outlaw » de Watain (publication récente qui a failli chambouler ce top 5).

Publié dans Musique Divers | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Enflammades 2013 [1/9] : Pochettes d’albums

Enflammades 2013 #1C’est presque l’heure des bilans, tu sauras ce qui a enflammé F&D dans quelques semaines! Mais on commence déjà maintenant avec le plus facile : les pochettes d’album. Car ici on aime les disques qui ont de la gueule! N’hésite pas à réagir ou à commenter, ça fera plaisir et on peut se marrer.

Our Own Masters

                                                                             

 

#5 VALIENT THORR – Our Own Masters (Volcom Entertainment). Pochette réalisée par John Aylward (père du batteur du groupe).

Quand la laideur tutoie la perfection.

Ultima Necat

 

 

 

 

#4 VENTURA – Ultima Necat (Africantape / Vitesse Records). L’auteur de cette photo nous est inconnu.

Malin comme un singe, heureux comme un macaque.

IV Arrow In Heart

                                                                                                                                 
                                                                       

                                                                  
#3 AOSOTH – IV : Arrow in Heart (Agonia Records). Pochette réalisée par Benjamin A. Vierling. Full artwork visible ici.

Il semblerait que pour toi, poupée, le glas ait sonné.

                                           

II

                                         

                                       

 

#2 UNKNOWN MORTAL ORCHESTRA – II (Jagjaguwar). Il s’agit d’une photo de Janet Farrar, sorcière moderne et adepte du neopaganisme.

Tu sais d’avance qu’il va falloir quitter quelques  minutes notre monde bassement matériel.
Fuzz

 

 

#1 FUZZ – s/t (In The Red Records / EasyRider Records). Pochette réalisée par Tatiana Kartomten. Chronique F&D : ici.

Du soleil, un océan de fuzz…

Publié dans Bilans Annuels Musique | Tagué , , , , | 1 commentaire

Chronique : FUZZ – s/t

Fuzz

  • Etats-Unis / Octobre 2013 / 8 titres / 36:22
  • Label : vinyle ou CD > In The Red; K7 > EasyRider 
  • Genre : heavy garage rock
  • Format : album CD digisleeve
  • Autres formats disponibles : divers vinyles, K7, téléchargement (sites habituels)

Sur une radio locale du Sud-Ouest de la France on peut régulièrement entendre un jingle parodiant les Gremlins : « Fallait leur donner du rock… ». Les affamés de Fuzz n’en avaient pas eu assez, ils n’avaient pas pu libérer leurs instincts rock les plus puissants. Trop tard. Tant pis pour tes oreilles. Avec un nom familier des bassistes et des guitaristes (l’effet de saturation historique), une pochette diabolique, c’est à un rock sauvage auquel tu peux t’attendre.

Après avoir sorti au mois d’août son album le plus calme, Ty Segall (encore lui) lâche les lions avec un groupe monté en 2011 avec son camarade Charlie Moothart, certainement le plus heavy à ce jour. Les deux ont décidé d’aller encore plus loin que le Slaugtherhouse du Ty Segall Band. Principal changement : Segall passe derrière les fûts! On s’y tromperait car à la guitare, Moothart déploie un jeu un peu plus classique, certes, mais finalement proche : agressif, impulsif, rugissant. Le son porte le sceau du blondinet : gras, fuzzy, de la réverb’ et des amplis montés à fond. A cela s’ajoute un élément très important dans Fuzz : la basse. Et là on commence sérieusement à s’exciter.

Promis juré, tes enceintes vont cracher du feu

Ayant rejoint le projet, Roland Cosio fait gronder une basse ronde… énorme! Si l’intro de « Earthen Gate » fait croire à du Baroness propret, on est fixé dès la deuxième minute : rien à foutre des trucs seventies à la mode, le trio balance la purée sans complexe, le sourire aux lèvres. Il construit un pont – artistique et temporel – entre le rock dur des années 60 / 70 et le garage psyché californien. Certes, le tubesque « What’s In My Head » fait ressortir le grunge de Segall. Mais pour l’essentiel c’est Jimi Hendrix, Led Zeppelin et surtout Black Sabbath qui sont boostés au garage-punk d’un Thee Oh Sees (on retrouve Chris Woodhouse à la prod’).

L’énergie, saturée, déborde de toutes parts. Ça joue avec talent, ça virevolte. A la différence de Witch, projet de J Mascis (Dinosaur Jr.) comparable sur plusieurs aspects, la légèreté et le soleil californiens excluent ici toute impression d’obscurité. L’ambiance est électrique, fun, psychédélique (le chant de Segall ou les solos). Un psychédélisme toutefois suffisamment canalisé pour ne pas être ennuyeux. Même le solo basse-batterie de « Loose Sutures », au cours duquel le buzz de l’ampli se fait entendre ostensiblement (!), nous tient en haleine.

L’album sort du lot grâce à de mémorables envolées épiques à faire exploser tes enceintes (« Hazemaze »). A consommer sans modération! Oui d’accord, ça se consomme vite, « Preacher » et « Raise » sont un poil moins alléchants… Mais ça fait tellement du bien par où ça passe.

___8/10___                    

Artwork et textes : Somptueuse pochette signée Tatiana Kartomten, jeune dessinatrice influencée par le psychédélisme et Robert Crumb. Les textes (courts) ne figurent malheureusement pas dans le digisleeve.

Une version live de « Hazemaze » :

Publié dans Chroniques Nouveautés Musique | Tagué , , , , , | 6 commentaires

Chronique : THE RODEO IDIOT ENGINE – Consequences

Consequences

  • France / Septembre 2013 / 11 titres / 36:08
  • Label : vinyle > Throatruiner (France), Black Lake (Ecosse) et Dingleberry (Allemagne) ; CD > Swarm Of Nails
  • Genre : hardcore post-chaotique
  • Format : vinyle standard LP « white with black haze »
  • Autres formats disponibles : CD digisleeve, téléchargement (MP3 ou FLAC)

« La douleur est mère de toute force. Toi, tu espères toujours que cela va me briser, me «corriger». Une demi-âme de ta trempe s’y serait brisée mille fois! Moi… de silex que j’étais, me voilà devenue diamant! » Ainsi parlait la maudite Helga au Prince Sternenhoch dans le bouquin de Ladislav Klíma.

Le deuxième album des basques de The Rodeo Idiot Engine requiert un peu de masochisme. Epuisé, tu penses abandonner quand discrètement surgissent vigueur et plaisir. Un sourire malin se dessine alors sur ton visage : tu as vaincuConsequences est l’un des albums les plus sombres et violents qu’on ait jamais écouté.

Unis par amour des Dillinger Escape Plan, les Rodeo ont fait beaucoup pour ressembler au mathcore initial des ricains. Avec Fools Will Crush The Crown (2011), ils ont introduit quelques évolutions post/screamo pour un résultat éprouvant mais digne d’intérêt. Ce nouveau disque marque une étape importante dans l’histoire du quintet : œuvre aboutie, cohérente, impressionnante. Bye bye les maths, les Rodeo font du Rodeo au risque de te briser les reins.

La ronce avance, inhospitalière et sauvage, mais généreuse

Ce qui frappe d’abord, c’est l’ahurissante performance vocale de Jérôme Indart : on a rarement entendu quelqu’un hurler (vomir?) à ce point dans un micro. Plus qu’un atout pour un groupe de hardcore. Ensuite : le son. Dans son studio lavallois, Amaury Sauvé (As We Draw) continue de régaler le hardcore hexagonal avec des productions brutes captant à merveille l’énergie de cette musique. On applaudit des deux mains le rendu de cet enregistrement live, là où d’autres se compliquent la vie pour rien.

La folle technique se découvre une âme au cœur d’une atmosphère noire, suffocante. Seuls les téméraires se sauveront de la noyade. On respire avec le magnifique « Masks » (rappelant Jacob Bannon période récente). Quelques étapes post nous sortent la tête de l’eau, sans pour autant dissiper l’inquiétant brouillard : le torturé « Gravel » (façon Amenra), ou les langoureuses nappes de guitare présentes dans les trois derniers morceaux. De rares mélodies font miroiter une porte de sortie (« Mass Grave »). Jeu rapide et imprévisible, virevoltes vertigineuses, ralentissements crasseux nous plongent dans le dur, l’âpre, le massacrant (« Consequences » ou « Zigeuner »).

Plus dense que Shora, plus violent que Converge, plus complexe qu’Orchid, The Rodeo Idiot Engine réactualise un genre musical qui a besoin de nouvelles références. En voilà des mecs sauvages. De véritables ronces. Avec de la patience tu en goûteras les fruits! Quels fruits?! Il faut plonger au plus profond, puis revenir à la lumière. Alors tu verras plus clair, plus loin.

___8/10___

Artwork et textes : la pochette d’Alan Billi (guitare) illustre parfaitement la plongée dans ce sombre tourbillon. Pas toujours très lisibles sur la sous-pochette, les textes sont noirs comme l’ébène, flirtent parfois avec la critique sociale et l’histoire.

Publié dans Chroniques Nouveautés Musique | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Football : Avant le match, ces précieuses ridicules

Précieuses ridicules Avant-propos : F&D est un blog essentiellement musical qui enlève de temps en temps ses écouteurs pour contempler le chaos du monde… Ah oui, aussi : F&D s’autorise une pincée de mauvaise fois.

Les conférences de presse d’après-match, ça peut être intéressant, même s’il vaut mieux avoir fait LV3 langue de bois pour tout piger : tu peux écouter l’analyse tactique de l’entraîneur, essayer de comprendre son coaching, juger du moral des troupes, être informé de l’état de santé de tel ou tel joueur. Les confs d’avant-match, elles, sont sans intérêt et flirtent fréquemment avec le ridicule. La tactique n’y sera pas dévoilée à l’avance (et puis quoi encore), pas plus que le 11 de départ. Avec un peu de bol tu auras des explications sur l’absence d’un joueur dans le groupe. Par contre on te servira gratis tout un tas de banalités. Et on se foutra bien de ta gueule de veau. Petit florilège de déclarations entendues au cours des deux derniers mois.

Acte 1 – RADAMEL FALCAO (ATTAQUANT A.S. MONACO) « C’est un match important mais qui n’est pas décisif. » avant le PSG-ASM du 22 septembre 2013

Une règle importante : aucun match n’est jamais décisif. Même quand tout le monde sait qu’il l’est. En l’espèce, tout le monde sait que Paris et Monaco sont au-dessus des dix-huit autres concurrents de Ligue 1, en termes de moyens humains et financiers. Décisif = « Qui décide; qui résout une difficulté, entraîne, tranche un débat » (Petit Robert). Alors comment définir un affrontement entre les deux principaux prétendants au titre de champion? Au-dessus de la mêlée, comment chacun des deux clubs a-t-il la possibilité de distancer l’autre? Par les confrontations directes bien entendu.

Résultat : 1-1

Mais aucun joueur pour reconnaître que le match sera décisif. Ça ne se fait pas. Même avant une finale de Ligue des Champions le mec hésitera à le dire. Il faut chercher à rejeter la pression sur l’adversaire, faire croire qu’on n’a « rien à perdre » et ignorer les responsabilités qu’un gros club doit assumer lors d’un gros match. On ne sait pas trop qui cela peut encore tromper mais bon… Zlatan Ibrahimovic et Falcao se sont illustrés au cours de la rencontre, les deux cadors inscrivant chacun un but. Preuve que l’enjeu était de taille. Mais comme il y a eu match nul, aucun club n’a pu distancer l’autre. Par conséquent c’est le match retour qui sera peut-être… décisif?

Acte 2 – ELIE BAUP (ENTRAÎNEUR OLYMPIQUE DE MARSEILLE) « A mes yeux c’est d’abord une histoire de cœur. » avant le OM-PSG du 6 octobre 2013

 Avant d’affronter le rival n°1 ou d’entamer un derby, il faut servir la soupe aux supporters, en particulier à ceux qui vont au stade le couteau entre les dents. Et là, on fait appel à l’Histoire, on parle des valeurs du club, et bien sûr du respect des supporters. De toute évidence il n’y a pas que l’argent dans le foot, quoi de mieux qu’un « classico » (terme introduit pas les médias et non les supporters) pour le démontrer! Parfois des joueurs se trahissent avec le « c’est important pour les supporters », axiome comme tombé du ciel bien pratique pour le footballeur pro qui ne comprend pas très bien ce qu’il a de si spécial, ce match.

Résultat : 1-2

Du cœur, Elie Baup n’a pas donné l’impression d’en mettre beaucoup au cours de cette partie. Menant 1-0 à 11 contre 10 dès la 34ème minute, l’OM s’est lamentablement fait rejoindre au score avant de se faire crucifier par Zlatan sur penalty. Pas de réaction tactique, pas de folie, pas la flamme qu’on aurait dû voir briller dans les yeux des Olympiens à l’idée que oui, le match était gagnable. Et pourtant l’OM dispose de quelques attaquants qui en veulent. Non? Ah. Elle est bien loin la devise : « Droit au but ». Et pourtant c’est ça aussi l’Histoire d’un club. Son identité.

Acte 3 – RAPHAËL VARANE (DÉFENSEUR ÉQUIPE DE FRANCE) « Il se remet en cause. Et c’est ce qu’il faut faire dans ces cas-là. » avant le FRA-AUS du 11 octobre 2013 et à propos de Karim Benzema

Là, c’est le journaliste qui se fout de ta gueule. Raphaël il ne va pas te dire du mal de Karim. Surtout qu’ils sont coéquipiers au Real de Madrid avant de l’être en Équipe de France. Le principe de solidarité (au mieux) fera qu’il faut toujours défendre le collègue en public. Ou, lorsque le mec sait que son partenaire a la tête dans le sceau, qu’il risque de craquer en lâchant une info, il se soumettra inconsciemment à l’omerta qui règne dans le milieu (au pire). Les questions relatives aux coéquipiers ouvrent la porte à une bonne grosse langue de bois (en général). Tout ça, le journaliste le sait. Il veut juste tester le jeune homme (Varane n’a que 20 ans). Voir si c’est un bon client.

Résultat : 6-0

Pour ce France-Australie amical, Benzema a la pression. Ou tout du moins on la lui met. Avant la rencontre l’attaquant en est à 1217 minutes sans marquer avec le maillot bleu. Beaucoup s’interrogent depuis un moment sur le mental du garçon et sa motivation. Pour retrouver les copains, pas de problème : le mec est toujours content, même après la défaite! En 2009, il avait reconnu, suite à un match contre la Roumanie : « Je n’avais pas forcément envie de jouer, envie de tout donner ». Bref, y a du passif et rien ne semble changer. Mais bon d’après Varane « il se remet en cause ». Tu vois rien? Un sourire en coin? Et oui, une farce avec de mauvais acteurs on te dit. Remise en cause ou pas il est désormais remplaçant le Karim.

Au moins après le match, des fois, ça peut partir en sucette. Merci le Djib’ pour ce grand moment. Lire la suite page 2…

Publié dans Sport | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Chronique : IZEGRIM – Congress Of The Insane

Congress Of The Insane

  • Pays-Bas / Octobre 2013 / 11 titres / 43:56
  • Label : Listenable Records
  • Genre : thrash/death metal
  • Format : album CD digipack
  • Autres formats disponibles : téléchargement (sites habituels)

Ceux qui pensent que le metal n’est qu’une musique de bourrins, grossière et tapageuse, ne changeront probablement pas d’avis à l’écoute de Congress Of The Insane. Pourtant Izegrim (un loup dans un vieux conte néerlandais) a tout du groupe respectable. Actif depuis 1996, il présente des vocaux féminins depuis plus longtemps qu’Arch Enemy, et sait se défendre sur scène. Voici un quatrième album (sans parler des EP), le second en configuration de quatuor : Marloes Voskuil assure seule la basse et le « chant ». Bon soyons clair la basse n’est pas d’un importance capitale dans la musique d’Izegrim…

Si Code Of Consequences (2011) s’inscrivait dans une tradition death mélodique, le nouvel opus prend des allures de bulldozer. Les solos mélodiques n’ont pas disparu (au contraire), mais pour le reste on est face à un rouleau compresseur thrash/death plutôt efficace. Côté son les bataves envoient du très lourd. La production « moderne » – en réalité un peu datée – ne nous emballe pas des masses, mais le syndrome de la batterie en carton est évité. Saluons donc le caractère ultra-massif de l’ensemble.

On retourne à la fête foraine, la cour des grands t’oublies

Izegrim a semble-t-il souhaité s’orienter vers un certain classicisme. Ainsi le tranchant de certains riffs pourra rappeler Carcass. Le feeling metal est omniprésent. Bart van Ginkel (guitare lead) étale toute la panoplie du parfait metalleux : effet delay (« Deterioration Of Perfection »), hurlements de guitare, breaks dévastateurs, et multiples solos thrash/heavy/néo-classiques. Le problème, c’est que si tu veux jouer sur ce terrain-là, il faut être virtuose et inspiré.

Or malheureusement, quelques solos faiblards (« The Legion ») et autres breaks trop convenus (« Carousel Of Death ») brisent notre enthousiasme. C’est fou comme « Endless Strife » fait pshitt à cause d’un pauvre tapping. Bref, le niveau musical est moyen, tout simplement. N’est pas Michael Amott qui veut… La comparaison avec Arch Enemy est inévitable. La fête foraine bien nase introduisant « Modern Day Freak » nous fait dire que non, Izegrim n’est pas prêt pour la cour des grands.

« Celebratory Gunfire » sort du lot, tout comme « Manifest Of A Megalomaniac » sur lequel la chanteuse thrash Sabina Classen (Holy Moses) est invitée. Lorsqu’un featuring élève le niveau général, ça n’est pas très bon signe. Gageons que la présence au micro de Marloes Voskuil est davantage une originalité qu’un atout : ça peut impressionner, mais c’est tellement stéréotypé! Tant d’efforts pour bien faire… Izegrim attire la sympathie. Mais il ne faut pas s’attendre à décrocher la timbale.

___4/10___

Artwork et textes : L’artwork a été réalisé par Mariano Villalba, graphiste spécialisé dans l’horreur et le fantasy. On préfèrerait une pochette à l’ancienne mais bon ça se défend. Par contre la photo de Marloes avec un fusil automatique c’est juste pas possible (dans le livret de 12 pages). Les paroles expriment une vision sombre et critique du monde.

Publié dans Chroniques Nouveautés Musique | Tagué , , , | Laisser un commentaire

VENTURA + BIRMINGHAM + ENFANT SAUVAGE – 11/10/13 @Raymond Bar (Clermont-Ferrand)

C’est dans le très underground et très enfumé Raymond Bar (qui n’est pas un bar d’ailleurs) qu’il nous a été possible de voir Ventura pour la première fois – enfin! Oui car F&D ne cache pas son admiration pour ce groupe, tu l’as probablement remarqué si tu suis le blog sur les réseaux sociaux. Les suisses ont beaucoup fait parler d’eux cette année avec Ultima Necat, fabuleux troisième album qui a allumé le brasier…

La soirée débute avec une surprise, puisque Enfant Sauvage (Clermont-Ferrand) ne fait pas dans la musique saturée : il s’agit d’un mec seul avec sa guitare folk. Longues et difficiles d’accès (structures math, tapping super aigu suivi de courtes explosions, chant en anglais ponctué de quelques mots de français), ses chansons s’avèrent toutefois captivantes. Dans un style hyper casse-gueule, nu et solitaire, Enfant Sauvage met du coeur à l’ouvrage, en particulier lors d’envolées emo convaincantes. Malgré une ou deux absences pendant le set, on conclut qu’il faut le suivre et l’encourager.

BirminghamArrivent ensuite les Birmingham (Clermont-Ferrand) que nous découvrons alors qu’ils jouent ce vendredi devant « leur » public. Bon déjà c’est bête mais on kiffe le nom. Ça sent le charbon, le heavy metal et Napalm Death. Ça colle bien avec le lieu. Le groupe joue un post-hardcore atmosphérique qui évoque Cult Of Luna ou Amenra. Mais ne réduisons pas ce groupe à un simple suiveur, et Isis sait combien il y en a eu, des suiveurs.

Le son du trio n’est pas aussi massif et léché que dans des formations « post » traditionnelles, composées d’au moins quatre musiciens (dont deux guitaristes). Ainsi les Clermontois montrent d’autres qualités : un son brut, un batteur précis qui frappe le plus fort possible, un chant torturé (intelligemment relayé par un chant death sur « REM Part I »). On ressent une urgence et une agressivité noisecore peu communes pour ce type de musique. L’intensité, elle, est au rendez-vous. Et sans doute le plus important : la qualité des compositions. Tu peux vérifier tout cela sur leur premier EP 4 titres qui vient de paraître (en écoute ici et disponible en CD).

Ventura02Enfin, Ventura (Lausanne) prend place. Evacuons tout de suite la seule ombre au tableau : le chant pas très audible lorsque les guitares et la basse balancent le très gros son. Mais bon on était au premier rang. C’était assez prévisible vu la tornade sonore reçue en pleine poire. Pour le reste, on est désolé mais on va devoir faire le fan de base. Embarrassant car on n’est pas face à des rock stars. On verserait dans le dithyrambe si on pouvait. Quelque chose de plus classe quoi… Mais bon.Ventura02

Ventura aime bien dérouter : après l’introductif « About To Despair », on rentre directement dans le dur avec « Corinne ». Il faudra attendre pour « Little Wolf ». D’ici là que du lourd du lourd de l’intense du magnifique, jusqu’au bout. Maintenant qu’Olivier (guitariste live) a rejoint le groupe, le déluge de guitares peut emporter la scène et son public.

Pas de bateau pour s’en sortir et c’est tant mieux. Fermons les yeux et n’ayons pas peur de se noyer, on pourra respirer entre les morceaux. Oui parce qu’à la manière de groupes post ou shoegaze, Philippe (guitare/chant) fait ses réglages avec minutie entre chaque morceau, et ça prend un peu de temps. Il invoque avec un humour flegmatique la lenteur suisse (il n’en fallait pas tant pour susciter de veilles blagues dans l’assistance), tandis que ses acolytes déconnent et se marrent. Et ouais, en plus ils sont sympas et drôles. En revanche question son ça ne rigole pas : beau, surpuissant, impeccable. Guitares-basse-batterie on prend notre pied.

IMGP2444

Si tu ne le sais pas encore Ventura joue un noise rock dans lequel le son fracassant se marrie avec un chant doux et faussement innocent. Les morceaux sont généralement assez courts et plutôt directs (sauf  le fantastique « Amputee » – point d’orgue de la soirée), mais trimbalent une espèce d’énergie désespérée, un drôle de moteur qui carbure à l’insolence, l’humour, et la mélancolie. Très XXIème siècle finalement. Si tu n’as pas compris et bien sache que la grosse disto et les larsens sont au service de la finesse.

Le gros son nous arrache la nuque. Les mélodies épiques, à grand renfort de vibrato (« Exquisite & Subtle »), nous transportent jusqu’au finish écrasant de « Little Wolf ». Pas de rappel, c’est pas trop dans l’esprit. Pas de « Ananasses » non plus (morceau-titre décalé du tout nouvel EP). Pas grave car le set était consistant : l’intégralité de Ultima Necat, et les meilleurs morceaux de We Recruit! On aurait signé de suite.
Ventura04

That was Ventura, and nothing else mattered.

 
Ventura setlist :
About To Despair
Corinne
Nothing Else Mattered
Twenty Four Thousand People
With Ifs
Exquisite & Subtle
Body Language
Intruder
Amputee
Very Elephant Man
Why Are You Not A Coin
Brace For Impact
Little Wolf
 
Publié dans Live Report | Tagué , , , , | 8 commentaires

Chronique : MODERN LIFE IS WAR – Fever Hunting

Fever Hunting

  • Etats-Unis / Septembre 2013 / 11 titres / 31:02
  • Label : Deathwish Inc.
  • Genre : hardcore mélodique
  • Format : album CD digisleeve
  • Autres formats disponibles : divers vinyles, téléchargement

Avec Modern Life Is War (MLIW), tout est question de passion. A tel point qu’il est difficile, pour ceux qui sont restés fans de punk hardcore, de porter un jugement un minimum objectif sur ce quatrième album. C’est en 2003 que MLIW est venu réveiller une scène musicale moribonde grâce au tonitruant My Love. My Way., avant d’être consacré par la critique deux ans plus tard pour Witness (2005). Et puis patatrac : changement de line-up, un troisième album mi-figue mi-raisin, la séparation. Une explosion en plein vol.

Il faut dire que cette musique – qui passe forcément par l’épreuve de la scène – nécessite un tel engagement qu’un burn-out est vite arrivé. Ceci est particulièrement vrai pour Jeffrey Eaton qui s’éreinte à hurler, toujours au bord de la rupture. Sans cesse partagé entre révolte et mélancolie, son chant constitue l’âme du groupe, son moteur émotionnel. Sur Midnight In America (2007), on avait regretté qu’il soit un peu en retrait, employé par moments à réciter un texte plutôt qu’à dynamiter la mélodie. Sur Fever Hunting, il retrouve toute la place qu’il mérite.

D’émouvantes retrouvailles, un acte de bravoure

Exit les références littéraires, MLIW célèbre les retrouvailles de ses membres d’origine avec onze morceaux courts et intenses. Pour autant le caractère mélodique inscrit dans l’ADN du groupe n’a pas cédé le pas à l’agressivité. Un hardcore fin et subtil, boosté par la production de Kurt Ballou (encore des retrouvailles) mettant parfaitement en valeur des guitares tantôt cristallines, tantôt puissantes ou dissonantes. Converge n’est donc pas loin (dommage pour l’utilisation un peu abusive du larsen).

La volonté de concilier des aspirations contradictoires peut déstabiliser. Les premières écoutes font craindre un manque de cohérence (l’atmosphérique « Currency » conclu par une phrase scandée). Mais globalement, l’équilibre entre introspection et efficacité est atteint, brillamment illustré sur « Chasing My Tail ». Ce n’était pas chose aisée car Fever Hunting possède une palette émotionnelle assez large. Le très punk-rock « Health, Wealth & Peace » ne présage pas des accents rockabilly de « Dark Water », de la lenteur de « Brothers In Arms Forever », ou du rentre-dedans « Cracked Sidewalk Surfer ».

Si l’ensemble tient bon et qu’on s’y attache fortement, c’est notamment grâce à ce chant hurlé gorgé d’émotion. Pas une simple posture mais une véritable ligne directrice. Quant aux textes, ils parleront aux inadaptés, à ceux qui luttent pour trouver un but ou simplement entretenir une amitié. Oui, MLIW a une conception exigeante du hardcore, celle à laquelle nous souscrivons : conscient, sincère, agressif, impliqué. Une passion qui fait de ce nouvel album un acte de bravoure, après quelques années d’errance dans le Mid-Ouest américain et le passage à la trentaine.

___8/10___

Artwork et textes : On a connu mieux de la part de Jacob Bannon (chanteur de Converge, cofondateur de Deathwish, graphiste), lequel s’est toutefois donné la peine de réécrire de sa plume les textes (personnels et touchants) pour un joli livret de 24 pages.

Publié dans Chroniques Nouveautés Musique | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Chronique : TY SEGALL – Sleeper

Sleeper

  • Etats-Unis / Août 2013 / 10 titres / 36:01
  • Label : Drag City
  • Genre : folk/garage rock
  • Format : album CD digisleeve
  • Autres formats disponibles : vinyle standard LP noir, K7, téléchargement (MP3 ou FLAC)

Ty Segall n’a plus besoin des réseaux sociaux. Et puis de toutes les façons le blondinet californien est très occupé. Pas du genre à enfiler les perles mais plutôt à usiner du garage rock avec une insolente facilité. Troublé et éprouvé suite à la mort de son père adoptif, il trouve malgré tout le moyen de composer dix nouvelles chansons. Mais cette fois pour y parvenir il a débranché la guitare et s’est enfermé dans sa piaule. Et voilà un nouvel album plus calme et personnel, pop mais néanmoins poignant.

Dès les premiers accords de guitare acoustique l’atmosphère est pesante (« Sleeper »). Ty est désorienté et se perd dans ses rêves. Le sentiment d’urgence est prégnant, au-delà de la spontanéité et de l’immédiateté auxquelles le rocker nous a habitué. De son propre aveu, le processus de composition a fait office de thérapie. Avec sa voix d’adolescent, bravant la tristesse, il gratte gaiement et dégage une puissance extraordinaire. Son talent nous hypnotise au fil d’irrésistibles chansons posées là, hors du temps.

De la classe américaine à la classe internationale

Entre onirisme et claustrophobie, la tête de poupon se débat sur les trois premiers titres, avant de faire surface sur « The Man Man » : l’explosion électrique finale est une renaissance. Un des grands moments de l’album. Un simple sursaut cependant, puisque « She Don’t Care » (sa mère… à propos de la mort de son père) lui succède, pièce la plus sombre bien qu’aérée par un refrain faussement naïf. Sublime. Cette fois ça y est, Ty a craché le morceau.

La deuxième partie de l’album traduit un réveil progressif, un retour au monde. La mort reste présente, mais l’esprit retrouve peu à peu de la clarté. La vie reprend son cours. Les violons présents sur « Sleeper » et « She Don’t Care » ont disparu. On retrouve par moments la patte Ty Segall – alliage entre grunge désabusé et insouciance californienne (« Sweet C.C. ») – tout comme ses tendances psychédéliques (« Queen Lullabye » hantée par un drone électrique).

Mais c’est toute l’histoire du rock qui défile à l’écoute de Sleeper. Ty Segall s’est enfermé dans sa chambre, mais pour sortir du garage californien et se révéler songwriter de classe internationale. Héritier actuel des Beatles, de Bob Dylan ou de Tyrannosaurus Rex, le bonhomme réussit tout, se payant le luxe de clôturer son album par une superbe ballade country (« The West »). Le rocker total.

___9/10___

Artwork et textes : Bel artwork réalisé par Denée Petracek évoquant le sommeil, le rêve mais aussi la confusion. Les textes ont pour toile de fond la mort du paternel et la brouille avec la mère. Simples et beaux. Parfois durs, mais sans haine. Ils figurent sur deux pages (fac-similé des manuscrits), malheureusement de façon incomplète.

Publié dans Chroniques Nouveautés Musique | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Chronique : LORD DYING – Summon The Faithless

Summon The Faithless

  • Etats-Unis / Juillet 2013 / 8 titres / 39:57
  • Label : Relapse Records
  • Genre : thrash/sludge metal
  • Format : vinyle standard LP « hot pink »
  • Autres formats disponibles : divers vinyles, CD, téléchargement (« Deluxe Version » sur iTunes Store)

A défaut de véritable nouveauté la mode est au vintage, aux revivals, et aux mélanges. Cette dernière tendance est probablement la plus intéressante, et nous a réservé récemment de belles surprises. Originaire de Portland OR, Lord Dying déconcerte plutôt qu’il ne surprend. Son sludge, il te le sert à la sauce thrash metal. Ça pique un peu mais c’est digeste. On est content d’y avoir goûté mais on n’est pas sûr d’y revenir.

En signant chez Relapse pour son premier album, le quatuor a mis les petits plats dans les grands : la production spectaculaire nous en met plein les oreilles. Un minimum pour du Relapse. Les guitares sont grasses, les riffs rudimentaires. Un vieux fan de deathcore se cache-t-il dans le groupe? Erik Olson (guitare/chant) beugle (un brin pénible sur « Perverse Osmosis »), les quelques breaks instrumentaux ne parviennent pas véritablement à briser la linéarité tracée par le rythme mid-tempo (n’attendez pas l’accélération qui tue) et la structure classique des morceaux.

Mélange inédit, recette à perfectionner

Par bonheur Lord Dying ne renie pas ses racines metal. Lorsque le groupe se laisse aller à des parties thrash/death plus traditionnelles – en particulier les trop rares et trop brefs solos revenus d’une époque où le metal se jouait sans la barbe (les cheveux longs suffisaient chez Death ou Sepultura) – on respire et on se dit qu’il ne fait pas que surfer sur la nouvelle vague sludge provoquée par Kylesa.

Le cocktail proposé n’est pas seulement déconcertant. Il est aussi inédit. Malgré des clins d’oeil à différents styles, il est difficile de déceler dans Summon The Faithless une influence majeure, à l’exception de High On Fire (flagrant sur le morceau-titre). Crowbar peut-être. Voilà un sludge amputé du « core » : plus fun que rebelle. Trop lent pour du thrash/death, trop propre et rythmé pour faire doom.

Au final cet album se révèle être une curiosité sympathique. Lord Dying devra faire plus et mieux pour qu’on y revienne avec appétit. Gagner en cohérence et en fluidité. Faire quelque chose de plus sale et audacieux. Ou libérer sa technique et raser sa barbe.

___5/10___

Artwork et textes : Superbe pochette signée Orion Landau, déjà auteur de nombreux artworks « metal »(In Their Darkened Shrines de Nile, etc.). Pour le reste le visuel du groupe semble inspiré par celui de High On Fire. Les paroles (apocalyptiques) figurent sur un feuillet intérieur, simple et agréable. Comme on pouvait s’y attendre elles ne présentent pas grand intérêt, tant sur le fond que sur la forme.


Publié dans Chroniques Nouveautés Musique | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Xtreme Fest 2013 – Cap’Découverte (81)

Cette galerie contient 29 photos.

Retour sur la première édition du Xtreme Fest, organisée par l’association Pollux (Albi), qui s’est déroulée les 3 et 4 août. C’était un peu un retour pour moi qui n’avais pas baigné dans un festival depuis plusieurs années – sur … Lire la suite

Toutes les galeries | Tagué , , , , , | 4 commentaires

Ouverture : « Let’s all go to the fire dances… »

« Let’s go to the fire dances – Take the future in your hands now – Let’s do this dance forever – Teacher teach me something new please – Sow the seed god speed the plough » Killing Joke

Pour ouvrir ce blog un extrait des paroles de « Let’s All Go – To The Fire Dances » de Killing Joke, titre paru en 1983! La conception ritualiste de la musique développée par ce groupe (l’un de mes favoris) a inspiré la conception de « Fire & Dance ».

Ici il sera donc principalement question de musique, appréciée avec une certaine dose de sacralisation : chanson, rock, punk, hardcore, metal, mais aussi ambient, blues, hip-hop, musiques « world »…

Le partage, la communion, l’émotion voire la transe seront les maîtres-mots de ce blog. Aussi je sortirai parfois du cadre musical pour m’aventurer dans d’autres domaines.

J’ouvrirai grands mes yeux, grandes mes oreilles, tenterai pourquoi pas de tenir le futur entre mes mains.

A bientôt,

♠adrinflames♠

Publié dans Tribune | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire